J'espérais t'avoir cru quand tu disais qu'un jour on fuirait vers le Nord //

J'espérais t'avoir cru quand tu disais qu'un jour on fuirait vers le Nord //
Comme deux amants perdus qui n'ont peur de rien puisqu'ils croient encore.


Je dois être morte sans doute.
Entre oubli et oubli.

Un souvenir de paumée.
Tu te souviens ? De cette discussion ?
De pommes ? Pas de poires, nan nan, ni de bananes.

Juste que la pomme caractérise la dernière de mes folies.
Même la salade me donne envie de vomir.

Et pourtant. J'ai faim. D'une faim insatiable. D'une faim insalissable, vestale orgiaque, bacchanales immaculées. Gouffre stomacien jusqu'à l'angle dérisoire des faiblesses d'Achille // la gloire de Paris.
Une faim d'ivresse et de débordements, d'élévation et de folle rigueur. Dionysos et Apollon
Orgies de couleurs, orgie de lumière.

Mais j'ai juste envie de vomir (vomitorium, fin du spectacle, début de l'art // de lard (petits pains) [DU PAIN ET DES JEUX])
Haha.

Éloge sale de l'anorexie
Éloge de la si jolie catharsis

Besoin de nourrir l'âme, et pas le poids qui me retient au sol.
Mais. Même. La. Littérature. Me. Semble. Fade.

"L'élégance du hérisson"
Fausse note âcre, sans goût.
Un plat raté. Trop ambitieux ?
Lucides qui retournent à l'illusion, ou qui détournent le regard de la question (alléchante) du sens de la vie pour pleurer et croire à l'amitié

C'est vrai. La vie va-t-elle de droite à gauche ou de gauche à droite ?
Ou alors y a-t-il alternance (ce qui serait démocratiquement indispensable) ?
Ou cohabitation (ce qui implique une certaine schizophrénie des sens) ?

Je pense que la vie va dans le sens qu'on ne regarde pas, celui qu'on ressens. Celui qui appartient au champs de vision négatif c'est-à-dire celui qu'on a pas.

Quand je suis allongée, dans le néant sans étoiles, et que mes bras effleurent le vide, j'ai toujours la sensation d'absence sur mes épaules, le creux derrière moi, un creux cadavérique, j'ai l'impression d'un exquis cadavre liquide qui s'ethère et qui me souffle des pensées si morbides et si joliment fascinantes, à l'angle droit de mon dos, que tu en frissonnerais même si c'est ton propre corps sans vie qui me les murmure.

Syndrome de Casper.
J'aime toujours des fantômes, parfois des illusions, souvent des fantômes d'illusions. J'aime une image fixe, une projection astrale acerbe exacerbée, j'ai l'impression fugace et le sourire figé.

[Je suis faible. Je crois au destin. C'est si simple de s'accrocher à une corde, de s'attacher, et d'accuser la corde. Qu'on m'accorde, mes cris sont dissonants, je n'aime pas.]

Le souvenir du Beau, celui que j'ai aimé et dont la beauté me ravit à chaque fois que je le vois, j'ai rêvé de lui, et il y avait des chevaux partout, en proportions égales de blancs et de noirs, et il y avait pomme, la Pom qui me sacralise et me dépasse le temps d'un éphémère, il y avait un calendrier de sol et aucun sens, ce sens si laid et tellement méprisable, des choses : absolu de ma vie.

Mais à force d'illusions, je garde l'incertitude des choses qu'on ne sait jamais ; la confiance n'existe pas. J'ai rêvé 1m59 de grivoiseries fleur-bleues et de tendresse immaculée, ou alors je l'ai détruite ?
Hier n'a jamais existé, le lycée non plus, et puis tout ça, si faux, si faux, tous ses regrets passés et remords à venir, et cet immonde passé, à vomir, parce qu'il est l'instant indécis, et le doute tue, c'n'est pas la peur qui effraie, c'est l'agonie, l'instant de doute, ni mort ni vif, l'instant où le corps est plus fort que l'esprit, où toute la jolie humanité ne vaut rien face à la bestialité, où l'homme vit pour l'essentiel.

Parce que. Le corps a une valeur positive.
H15750N310O6500C2250Ca65P48K13S15Na10Cl6Mg3Fe1
Une valeur materielle. Tres basique. Mais positive, parce qu'on est matériel justement.

L'âme / la raison / la conscience (pardonnez mon manque de philosophie rétrospective) a une valeur négative, parce que, simplement, c'est ça qui nous fait reculer, c'est à ça qu'on doit la réflexion, et c'est ce qui nous fait faire du sur-place. Valeur nulle.
J'avance à reculons.

Peut-être est-ce pour cela que la vie n'a aucun sens, parce qu'il n'y a pas de mouvement. L'homme est quelque chose de sec et de cassant. (comme les cheveux de ma mère) Et de si insignifiant... [mais comme un cheveu sur la soupe] Immobile.

Souvenir


A toi, un autre toi. Peut-être à moi
Alors, je n'achèterai pas de château espagnol, ni d'hôtel pacifique. Je renonce à je ne sais pas trop quoi.
Du spleen dans l'air, de l'encre dans l'eau, tentaculaire.
Tu seras celui qui reste ?

J'essaie juste de ne pas m'attacher au point de m'immobiliser.
J'aurais trop peur de pourrir
L'immobilité c'est la fin d'une certaine manière.
Le mouvement c'est la vie, l'immobilité c'est la mort.
L'art cest le mouvement, le premier art est la danse, le mouvement naît avec la vie, et l'art c'est la conjonction du mouvement et du nombril, parce que quand c'est de l'art, tu le ressens dans les entrailles (surtout la danse et la musique, techniquement c'est le plus simple) mais, quand quelque chose te fous une boule au ventre, un truc magnifique, c'est de l'art. Tout vient de la.

Et il y a toujours deux choix donc : rester (pourir) ou évoluer (accepter le changement).
Il ny a que les choses stables qui finissent par pourrir.

[d'une certaine manière les fous sont les seuls qui soient sains d'esprits
il faudrait etre fou pour etre stable !]

Deux choix : continuer le présent monotone/ stagner ou le changer/ évoluer
Deux choix : changer, ou rester.
Rester, rester, rester, le surplus, ce qui reste, le dernier, le restant, ce que l'on a pas envie de finir dans son assiette, à vomir. Le reste.

J'ai confiance, tu peux rester.
Toi, tu ne pourriras pas. Même si tu n'es plus en mouvement, tu resteras limpide et droit envers tes rêves. J'en serais presque fière de t'aimer.

La nouveauté, le mouvement, le changement, la danse, la vie / le souffle, l'inspiration / Du 1er choix.
Et sinon, ce qui reste, le choix qui reste. immobile, banal, stagnant, pourrissant, / la charogne, à bout de souffle / le choix qui reste. Celui des humains en général. Celui qui finit par corrompre l'âme humaine, qui anéantit définitivement les rêves. En self-Judas accompli.
Se fixer. Vie modèle accrochée dans un cadre au-dessus de la cheminée, dans le salon de la maison avec équipement modèle (offre limitée avec le fameux labrador dont on garde l'image protectrice et stupide du fidèle compagnon à quatre pattes).

Mais, j'ai confiance. En ce qui est beau.

Et tu vibres. Toute ta musique.
Toute ta beauté charismatique.
[...]

Moi, je pars.
Partir/ mourir, c'est le changement en phase avec la vie parce que c'est un mouvement qui ait encore une incidence sur le monde [d'accord pas a l'échelle mondiale].

Le paradoxe de la vie, c'est que pour ne pas corrompre sa vie, il faut mourir.
[Je suis sans doute malade. Ou simplement folle. Je suis anomique. Noyée de liberté.]
Quand on meurt, il ne reste que la valeur négative, et on recule, vers les choses essentielles.
[Le sens de la vie ne se trouve qu'à la mort.]

Vers les choses à l'angle de la nuque, les choses du champs de vision négatif.
Mais à moins de se rompre le cou.
C'est quelque chose d'inaccessible.
Inébranlable désir.


Il ne reste que l'art, et la beauté du geste.
Tous les mouvements qui sont une fin en eux-mêmes ont cette beauté. Ou ceux qui s'annulent, par définition.

La guerre, l'amour, là où on a autant de chance de chopper la vie que la mort. L'amour, tu es d'accord. Pas la guerre ? Faux. Quand tu sors de la guerre, tu es mort. Et tu vois les choses autrement. Renaissance.

Et puis la haine, c'est tellement joli... Autant d'énergie pour aucune fin, tellement de pureté, la recherche d'aucun autre sentiment, juste détruire l'autre.

L'autre ou soi, ça n'a plus d'importance.
Je suis une de ces filles. Qui ne croit plus.
Qui tombe. Qui retombe, sans même plus avoir le besoin de se relever. C'est une faculté étrange, que d'arriver à s'enfoncer de cette manière dans le sol.
Surtout pour une fille aussi éthérée, évaporée, altérée que moi.

Je suis dans l'air, et le jour où je mourrais, je serai en excès, pas d'autre solution, je tomberai en sable, en un sable opaque de chaleur. Morte étouffée.
Je suis dans l'eau, et la nuit où je mourrais, je tomberai encore amoureuse de son illusion, incapable de ne pas boire l'eau de son corps. Morte noyée dans le verre brisé sur la table de chevet, je gis sur le sol.



Je finis par une éloge de l'hypocrisie.
Nous sommes tous d'accord [mode hypocrite ON] le monde serait tellement joli et illusoire si on était tous purement hypocrites, il suffit de s'oublier un peu... La lucidité ne sert strictement à rien, si ce n'est de pouvoir mépriser les autres qui ne le sont pas. C'est facile et inutile, puisque ça ne change rien à ta condition d'humain. [mode hypocrite OFF]

[Mais ce que je sais n'intervient pas dans ce que je vois ou dans ce que je ressens ou sens. Je suis ivre, mais ça fait longtemps que j'ai perdu ma lucidité. Je ne suis plus qu'un squelette recouvert de peau, je suis creuse, autant physiquement que moralement.
Les gens croient que je me sous-estime.
Ils ont tort. J'aurais aimé ne pas avoir raison.
Syndrome de Cassandre.
]
[...]
Syndrome de Casper : Ce ne sont pas les autres qui ont changés. C'est juste moi. Alors je m'abîme dans le passé, parce que celle que j'étais, le seul miroir où je la vois encore, c'est dans le miroir irien de ceux que j'aimais, qu'elle aimais et qui n'existe que dans le passé.

POMME D'ÉRIS

# Posté le samedi 26 juillet 2008 06:35

Modifié le samedi 26 juillet 2008 09:39

Irène - Kuhbahn, kuhbahn ! Weißt du noch gestern, als wir zu dritt spielten ?

Prologue à quoi ? Prologue à l'âpre après-nous ?
C'est plutôt une lettre de dégoût, à ne pas goûter.


J'n'ai plus le goût, mal au ventre, entrailles brûlées.
Je suis amorphe, la langue pâteuse, la mine piteuse, l'haleine pitoyable, le regard perdu.
Et je jette un regard par-dessus mon épaule, et je gis par terre, je me vois courir et tourner la nuque, jusqu'au craquement sec de non-retour, et pourtant, la tête continue de tourner, et je m'éloigne, vertigineuse, vers d'autres précipices.
Il y a moi, et moi.
Il y a celle, surtout du matin, qui s'intéresse réellement au monde, qui à envie de faire grandir le monde, celle qui n'a que des jambes pour seul bien, qui court en avant et regarde en arrière, légèrement en retard d'elle-même -légèrement attardée-, et celle qui crie sourdement, toute seule dans le noir surtout dans le soir dans la solitude dans le noir, celle face au mur qui l'effraie, le mur dont elle palpe le macabre, celle qui douloureusement serre son ventre, celle qui veut s'endormir plus vite -dont l'esprit avance plus vite que le corps.

C'est une sorte de schizophrénie générescente, plus je cours, et plus je tombe, et pourtant, je voudrais retourner sur nos champs, sur ces lieux, cette place étroite, retourner au milieu des plantes rester perchée au milieu des épines de roses. Je me souviens y être grimpée, il y a des années de ça, quand mon carré court était châtain foncé... Au milieu des roses. Sans peur, sans notion d'espace. Au milieu des épines. Pour cueillir une rose, et la donner. À qui ?
Le visage ne me revient pas.

Je voudrais y retourner, de Paris à Berlin.

Il ne me reste juste que le goût des roses, et la douleur, le goût des os des filles qui tombent en sang et brisent leurs jambes, et la couleur, le goût du sang, pliée en deux, pliée en quatre, ma poule en papier de verre m'écorche les doigts et me sentiventre.

Les entrailles ont un goût particulier, parce que c'est la qu'on garde nos souvenirs, parce que c'est de la que vient la douleur colorée, et que le passé fait toujours mal.
Les souvenirs sont au creux de nous, là où le dégoût se crée et tout remonte jusqu'à en vomir, là où le rhum se glisse, s'écoule et s'évapore, s'enivre, et à l'instant où l'on se laisse bercer, c'est la que les papillons font leur nid quand on garçon nous regarde de ses si beaux yeux, que l'âme vibre, que l'amour naît.
On pourra toujours tout réécrire, moduler la mémoire, crever la langue et effacer les mots, le ventre des filles est une preuve irréfutable du passé [Orwell a oublié ça]. A l'instant modique où les filles sentent leur ventre se déchirer et tomber en lambeaux, chaque mois, c'est un rappel. Des choses passées.
C'est le cycle de la mémoire.
Quelque part, entre les aubépines des grandes révoltes, des grandes Lumières, et l'herbe sèche des grands Empereurs.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 10 mai 2009 07:04

Modifié le dimanche 10 mai 2009 11:45

Au nom de toutes celles qui font que le monde est si joli à mes yeux.

Au nom de toutes celles qui font que le monde est si joli à mes yeux.
Je tape vite, je tape peu, je ne suis plus vraiment moi à vrai dire, j'ai encore foutu une année en l'air, je ne suis plus moi, et je ne fais aucun effort. À vrai dire, l'IEP d'Aix, c'est sans doute pas à ma hauteur, il faudrait que je grandisse un peu, et que je m'aperçoive que ça ne m'intéresse pas.
Promis, l'année prochaine, je pose ma candidature dans une école de stylisme publique. Et si j'y arrive, je ne vous oublierai quand même pas.
Je suis une fille stupide, et bien narcissique, et bien prétentieuse. Je suis glacé, mais la glace m'a tellement brûlé le corps que je ne sens plus rien, et que je ne me rend même pas compte de ma froideur.

Je ne voulais pas être méchante, et l'entendre dire que je le gavais, que je devais aller me faire foutre et que je l'emmerdais, ça m'a étouffé, avalant mes glaçons de travers.
C'était tellement injuste.
Je voulais juste être serviable.
Bien plus que le stress de tout ce qui restait à faire, qui comptait tant, il y avait cette incompréhension. J'oublie souvent à quel point j'ai l'air hautaine, juste parce que je préfère écouter. Que j'aime si peu parler, parce que je ne suis pas drôle, et que balancer sur les gens ne m'intéresse pas.
Alors, c'est de ça que j'ai l'air ? Si je ne souris pas, je suis rat et peste.

Je suis consciente de mes défauts, et je demande pardon, je crois. Pas pour toi, pour tout.
Sans doute, que je mettrais du temps à me trouver, mais penser à tellement de moments où je garde le souvenir brûlant d'une conduite que je ne veux pas, même si les autres ne se souviennent plus.

Mais les pardons ne rendent pas le monde plus joli. Pas le mien. Je préfère la gratitude. Je préfère voir les gens briller d'une foi qui ne se consommera/consumera pas.
Les choses sont mises à plat par un pardon, mais elles n'avancent que par un merci.

Mais ça n'y change rien, de toute manière. Ça m'a tellement blessée...
Crybaby, i'm always crying.

Alors.
Merci
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 05 mai 2009 06:40

Modifié le dimanche 10 mai 2009 06:04

deux ans plus tard...

***notre blog a deux ans !!!!!***

JE ME PERMETS DE CROSS OVER PAR ICI...

Je sais, ça a peu d'importance, mais je viens de le voir alors histoire de marquer le coup....
Bien que j'ai plein de travail (faut pas croire qu'en BTS ça glande) je profite de l'évènement pour faire un point .
Après deux ans, où en sommes nous ?



Julia :
En fac LEA. Un rythme de travail qui lui convient ? Toujours la même (je pense) bien qu'un élément en plus dans sa vie, et pas un des moindre. L'être masculin a encore fait son entrée dans la vie bien (mal) rangée d'une jeune fille. Encore et toujours et dans toute sa splendeur, Julia reste originale, un soupçon excentrique. Mais ce qui a changé à présent... Plus d'assurance. Du moins c'est ce qu'elle laisse paraître. Elle s'est cadrée à la société en moins de deux, s'est créée un monde bien réel avec des amis et des certitudes (ou non) qui étaient autres auparavant.

Julia s'est mise à bosser. Elle a même écrit une dissert qu'elle suppose correct. Enfin, on verra, hein. Faut pas rêver. Elle a capté que sourire, ça marchait vraiment, a fait une croix sur ses démons, regarde les garçons, hésite sur sa sexualité, puis finalement non, les garçons ça a tellement de belles épaules, que pas possible, elle kiffe trop de la mort qui tue.
Plus sérieusement, elle veut quelque chose, et ça s'appelle Sc-po. Ca veut dire, pas de vie sociale, mais sacrifier sa vie sociale, c'est hors de question, alors elle essaye de prendre sur ses nuits. Mh. Elle tiens aussi a dire qu'il lui manque terriblement de temps, que dans cinq minutes elle aura trente ans, et que j'essaye de ne pas repousser à demain. Parce que demain je repousserai à demain. Demain n'existe pas. Ma vie n'est pas fade, elle ne l'a plus été depuis eux, et vous. C'est stupide de dire ça, mais vous comptez pour moi. Je vous ai stupidement sous-estimé, parce que j'étais partie dans mon trip existentiel et unilatéraliste et narcissique et égocentré.
Je vous aime. Et vous êtes des amies. Sans doute les seules.
Les autres sont des connaissances, des passions, des amours. Mais, l'amitié, c'est vous. Et juste vous.

*
Encore une fois c'est ce que j'imagine, mais n'étant plus aussi proche de vous je n'en suis pas du tout sûre...
*Tu imagines bien. Attends, j'imagine mieux (mais nan, pas de prétention, juste qu'à deux, c'est mieux)
Marion :
En DUT GEA. Beaucoup de travail, débordée sûrement, mais un domaine intéressant pour un avenir sympa. Toujours aussi rayonnante, à mon avis. Et sportive, et décidée. Gagné en assurance certainement aussi, je pense surtout à de nouvelles expériences qui forgent l'opinion et le caractère. Plein de belles choses derrières elles, vécues avec de nouveaux amis et de nouvelles connaissances. De beaux souvenirs j'imagine. Toujours aussi sincère j'en suis sûre.

Marion, qu'est-ce que tu fais ? Marion est triste. Je ne me trompe pas, je ne le voudrais pas, dis moi que j'ai tort. Marion a un bébé chat adorable qui la traumatise, mais il est déjà plus grand. Le temps passe, après tout. Marion est douloureuse. Je ne devrais peut-être pas écrire ça, c'est intime ? Pardonne si c'est le cas, pardonne moi d'être heureuse si je me trompe. Marion a des tas de connaissances, des gens comme ça, mais Marion elle a des rêves de petites filles, de prince charmant, elle est pure comme peu d'autres, elle, elle a une foi, elle est animée d'une flamme qui vaut plus que toutes les lignes que j'aligne, et je ne te souhaite pas d'avenir sympa, parce qu'un avenir sympa, ça n'existe pas sans un présent radieux. Tu avances. Sois forte, relève la tête. Tu sais, tu es belle quand tu souris. Ne dis pas nan. Je te connais depuis trop longtemps. Je sais ce que tu vaux, je sais qu'il y a des choses que tu détestes en moi (ma ponctualité assidue), mais moi je t'aime. Et puis, jsuis sûre que tu as adore "Imagine de John Lennon" de Louisy Joseph. Avoue.
*
Moi :
En BTS CI. Même dose de travail qu'au lycée, mais plus ciblé et concret bien sûr. Pour réussir il me faut vraiment plus d'assurance je crois. La plupart des éléments qui faisaient parti de ma vie sont toujours là, mais non sans que les liens aient évolué. A la recherche de mes envies les plus sûres, je suis les plus petites mais peut-être les plus importantes finalement.

Des envies et du travail, Lisa. Tu es la fille efficace. J'avais oublié à quel point vous faisiez parti de mon équilibre. Lisa aime ce qu'elle fait. Lisa a des connaissances. Lisa s'est habituée à rester au lycée du Coudon, au milieu des minots fades et affreusement influencés//influençable. Mais ça fait bizarre sans latin. Tu te souviens ? Elle aime son chéri, je pense, mais c'est une habitude. Une habitude douce, bien sûr. Habituée à la dope. Elle a repris contact avec ses amis, elle est apprécié. Mais, je pense qu'à elle aussi, il lui manque quelque chose. Mais tu sais, Lisa, l'avenir n'a aucun intérêt si tu meurs demain, si tu meurs demain (ce que je ne te souhaite pas). Je ne veux plus dire peut-être une prochaine fois. C'est tellement vide. Je veux te voir sourire, dire des stupidités dont j'aurai honte mais que je n'oublierai pas. Tu es toute innocente, moutonne. C'est un compliment. On avance pas en étant corrompu. On ne fait pas avancer les choses, on ne les fait pas changer, si on a pas espoir. Mademoiselle, papillonnez, sortez une robe du soir. N'ai pas peur de prendre de risques. Tu as tout le temps de réussir ta vie.
*
*
deux ans plus tard...

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 09:26

Modifié le lundi 12 janvier 2009 11:09

A la foliiiiiiiiiie...!!

A la foliiiiiiiiiie...!!
Ces personnes avec qui l'on partage quelques mots, quelques rires, un sourire ou un regard...[EPANOUIE]
J'espère que la boucle d'oreille est un signe...
[...Y...<3]
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 14 décembre 2008 10:21

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 10:46